Les Terrasses de Saint-Gilles

Avec le projet des Terrasses de Saint-Gilles, Vandenhove est (presque) en train de boucler la boucle… Situé à deux pas de sa maison, les « Terrasses de Saint-Gilles » forment le dernier ensemble résidentiel construit par l’architecte pour un promoteur privé. L’architecte observait depuis quelques années l’évolution de ce vaste terrain d’abord occupé par une habitation unifamiliale reconvertie ensuite en espace d’accueil pour personnes handicapées. Laissé à l’abandon, le terrain qui s’étire en longueur sur le sommet de la colline, est racheté en 2009 par Vandenhove qui s’engage dans une opération immobilière avec la collaboration du Groupe Eiffage. Avec son équipe, il imagine trois blocs comptant 35 appartements au-dessus d’une dalle en béton qui abrite un parking. Une galerie couverte, située à l’arrière, distribue les accès aux logements. L’architecte propose différents types d’appartements qui s’articulent tous autour des cages d’ascenseur et d’escalier : au rez-de-chaussée et au premier étage, des appartements d’une à trois chambres ; aux 2ème et 3ème étages, des appartements de trois chambres et aux deux derniers étages, de grands appartements de quatre chambres. Logiquement, les locaux de nuit sont disposés à l’arrière et au nord afin de réserver les espaces de jour (salon et salle à manger) vers le sud. Tous les logements sont pourvus de belles terrasses qui permettent de jouir d’une vue imprenable sur la vallée et la ville. Si le projet est marqué par une intention de promotion immobilière, il s’exprime toutefois en rupture avec les immeubles Amelinckx voisins. Les Terrasses de Saint-Gilles offrent deux visages. Vers le sud, les façades se développent en retraits successifs et misent sur la brique, le béton architectonique, le verre et le bois, non sans rappeler quelques traits de l’immeuble Céramique construit à Maastricht peu avant. Les murs de refend en maçonnerie coiffés de béton architectonique qui rythment la façade rappellent par ailleurs des œuvres de jeunesse comme son habitation personnelle construite en 1963. Mais, au crépuscule de sa carrière, Vandenhove ne prend pas le chemin de l’autosatisfaction. Au contraire, la façade qu’il dessine au nord recourt à de nouvelles références. C’est principalement là, mais également à l’intérieur de la galerie couverte, qu’une composition originale jaillit et affirme la brique dans des massifs d’une expression presque kahnienne. Ainsi, à l’âge de 87 ans, Vandenhove démontre qu’il reste capable de se réinventer !

Maison Céramique

L’immeuble à appartements « Céramique » à Maastricht apparait comme le dernier projet d’envergure de Charles Vandenhove aux Pays-Bas. La revitalisation du quartier, autrefois dominé par les usines Céramique, est lancé dès la fin des années 1980 sous l’autorité de Jo Coenen chargé de la conception du plan directeur. L’enjeu de la qualité architecturale est mis à l’honneur dès le départ et voit la contribution de plusieurs figures internationales parmi lesquelles Mario Botta, Aldo Rossi, Alvaro Siza, Luigi Snozzi ou Bob Van Reeth. Les Liégeois Bruno Albert et Charles Vandenhove tout comme le bureau Greisch participent également. Vandenhove est chargé de réaliser un immeuble à appartements face au Bonnefantenmuseum et à quelques pas du Centre Céramique. L’architecte dessine l’immeuble au-dessus d’un sous-sol réservé à des emplacements de parking et des espaces de stockage réservés aux habitants, le rez-de-chaussée étant dédié aux surfaces commerciales. Les étages supérieurs sont quant à eux composés d’appartements dont certains proposent jusqu’à trois chambres et une surface de près de 140 m2. Le confort des habitants est à nouveau un enjeu majeur et tous les logements sont notamment équipés de grandes terrasses prolongeant les chambres ainsi que le salon. La lumière naturelle est également un élément central. La formule des grandes baies cintrées utilisée précédemment dans la maison Esther se retrouve ici tout comme les volets en afzelia qui permettent de protéger les chambres de la lumière. La circulation verticale est assurée par une double cage d’ascenseur entièrement vitrée et un escalier de secours pour lequel, étonnamment, Vandenhove délaisse la solution hélicoïdale pour une approche apparemment plus simple mais techniquement audacieuse. Dans un environnement marqué par une architecture contemporaine, le Liégeois choisit de privilégier des matériaux « modernes » comme le béton préfabriqué et l’acier galvanisé. Ce qui est désormais un trait du travail de Vandenhove, des plasticiens sont invités à collaborer au projet. Outre l’intervention non réalisée de Daniel Buren, la composition en néons de Claude Lévêque vient se poser « délicatement » sur les murs cylindriques en béton entourant les circulations verticales et sur la structure métallique des ascenseurs vitrés.

Weteringschans

Situé dans le centre d’Amsterdam, à deux pas du Rijksmuseum et juste à côté de la mythique salle de concerts Paradisio, le projet prend place sur une généreuse parcelle entre deux canaux. L’environnement immédiat se caractérise par des édifices historiques dont le gabarit ne dépasse pas quatre à cinq étages. Vandenhove se soumet au contexte et profite des dégagements entre les immeubles voisins pour dessiner un bâtiment dont les quatre façades sont largement ouvertes vers l’extérieur, certaines offrant d’ailleurs de belles perspectives sur le paysage urbain. Le plan est logique et efficace. Au-dessus d’un parking souterrain, les plateaux, identiques, se succèdent sur quatre étages. À chaque niveau, les bureaux sont distribués de part et d’autre d’un couloir central tandis que les circulations verticales (escalier et ascenseur) sont reportées à l’arrière dans deux volumes cylindriques où l’on retrouve l’incontournable escalier hélicoïdal vandenhovien. L’architecte reprend plusieurs formules qu’il a pu expérimenter dans divers projets antérieurs. Le parement en béton préfabriqué de couleur rouge – qui fait écho à la brique de plusieurs bâtiments voisins – rappelle la solution mise en place quelques années auparavant au Balloir. Les balcons qui prolongent les bureaux, tout comme les vitrages arrondis et les volets en bronze s’inscrivent quant à eux dans la lignée des projets Esther à Liège ou Céramique à Maastricht.

Rénovation de l’ancien hôtel de ville de Ridderkerk

C’est à la clôture du chantier de construction du nouvel hôtel de ville de Ridderkerk que Charles Vandenhove est chargé de rénover les anciennes installations de l’autorité communale en vue d’y maintenir des bureaux. Le bâtiment de quatre étages, au langage moderniste caractéristique de la fin des années 1970, est dominé par la brique, le béton et le verre. Le travail de Vandenhove se concentre d’abord sur l’extérieur. Au départ du troisième étage, une passerelle entièrement vitrée relie les anciennes installations au nouvel hôtel de ville. Au rez-de-chaussée, contigu à l’ancien bâtiment, un petit édifice de deux étages et de neuf travées est construit et constitue un nouvel accès vers les espaces administratifs. Vandenhove signale la construction en jouant sur les contrastes et en privilégiant des façades préfabriquées en béton dans lesquelles les baies proposent des vitrages de forme légèrement courbée. Bien que l’intervention reste peu spectaculaire, elle est, comme dans le nouvel hôtel de ville, chargée de sens. L’ancien carillon, repère symbolique et historique, est maintenu et enveloppé par une structure ajourée en afzelia au sommet de la tour hexagonale qui abrite l’escalier de secours.

Hôtel de ville et centre culturel de Ridderkerk

Depuis le début de sa carrière, Charles Vandenhove a eu l’occasion de répondre à des commandes d’une grande variété, touchant aux logements, aux bâtiments commerciaux ou aux infrastructures publiques qu’elles soient culturelles (musées, théâtres…) ou administratives (bureaux, palais de justice). Le projet de Ridderkerk conduit l’architecte liégeois sur un nouveau programme, celui de l’hôtel de ville. Généralement envisagé comme véritable repère urbain, l’hôtel de ville symbolise l’autonomie mais également l’autorité communale et ce depuis le Moyen-Âge. La commande est donc éminemment chargée de sens pour cette petite ville de près de 50 000 habitants située au sud de Rotterdam. La construction d’un nouvel hôtel de ville est décidée afin de remplacer l’ancien bâtiment datant de la fin des années 1970 qui n’est pas démoli mais est rénové par Vandenhove en 2005. Le nouvel édifice s’inscrit dans le nouveau masterplan de la ville et prend pied au bord d’une grande place ovale dont la forme n’est pas sans rappeler celle de l’espace où est installée la Singelkerk, église historique de la ville. Les deux pouvoirs historiques se répondent sans toutefois se voir. Le complexe inclut des bureaux et des salles de réunion pour les autorités et les services administratifs mais porte également une ambition culturelle en réunissant une salle de théâtre, une école de musique et plusieurs locaux mis à disposition du monde associatif local. Très logiquement, le hall sert de séparation entre les deux fonctions. La façade principale, en briques jaunes, épouse la courbure de la place et se développe sur trois étages principaux. À l’instar de plusieurs projets intérieurs comme De Zieken à La Haye ou Catharinahuis à Eindhoven, Vandenhove reprend le principe de la colonnade qui produit une porosité entre l’intérieur et l’extérieur. Aux extrémités, deux ailes adoptent la même matérialité et le même rythme des pleins et des vides. De l’autre côté, vers la Kaas Katerstraat, le langage se distingue avec une dominante de baies vitrées qui marquent une aile de deux niveaux. Dans les aménagements intérieurs, on retrouve certains « codes » de l’architecte liégeois. La vérité structurelle de l’édifice est, ici, marquée non pas par des colonnes mais par des piliers combinant briques jaunes et béton. La commande inclut également la participation de nombreux artistes parmi lesquels Luc Tuymans, Patrick Corillon, Jean-Pierre Pincemin ou Léon Wuidar. Fait singulier, l’intégration d’œuvres d’art ne se limite pas à une approche contemporaine, Vandenhove reproduisant des œuvres de Botticelli et Piranèse. À l’instar de nombreux autres projets, l’architecte intervient également dans l’espace public en dessinant deux mâts majestueux qui ponctuent la place et signalent le nouvel hôtel de ville.

Catharinahuis

Le projet Catharinahuis s’inscrit dans une vaste opération de revitalisation du centre d’Eindhoven dont le plan d’aménagement est conçu par l’architecte maastrichtois Jo Coenen. Pour assurer le lien entre différents pôles du quartier comme la Heuvelgalerie ou le Smalle Haven, Jo Coenen développe un nouvel espace de convivialité en face de l’église Saint-Catherine et mise sur une reconfiguration de l’espace public conjuguée à la construction d’un nouveau bâtiment face à l’église. Celui-ci doit participer à la redynamisation du centre-ville en conjuguant logements et commerces. Vandenhove, dont la réputation n’est plus à faire aux Pays-Bas, obtient la commande du bâtiment que le promoteur immobilier qualifie en quelques mots-clés : robuste, de qualité et intemporel. La construction doit également s’insérer dans son environnement immédiat tout en assurant le lien entre l’église et la Heuvelgalerie. Si le premier projet est remanié, Vandenhove propose une construction qui se développe en longueur sur quatre étages. Le rez-de-chaussée et le premier niveau sont réservés aux espaces commerciaux et à l’Horeca tandis que les trois étages supérieurs sont destinés à accueillir 54 appartements. Le registre proposé ici par Vandenhove repose simplement sur un jeu subtil des volumes. Un grand parallélépipède se développe le long de la Catharinaplein tandis qu’à l’arrière, deux silos signalent la présence des escaliers de secours et de la cage d’ascenseur. Ces deux volumes, discrets mais parfaitement indentifiables, rappellent un geste similaire posé dans le centre de transfusion sanguine de Liège, réalisé quarante ans plus tôt. Vandenhove joue également sur la qualité des espaces et des cheminements. Le bâtiment est précédé d’une galerie couverte qui assure une promenade piétonne à l’abri des intempéries tandis qu’au premier étage une longue loggia vitrée permet aux clients de la galerie une vue sur la place publique. Parée d’éléments en béton rouge, la façade se démarque dans l’espace urbain et se distingue par ses garde-corps proposant un dessin de Jean-Pierre Pincemin sablé dans le verre.

Musée Aan de Stroom

À la fin de l’année 1989, l’association Stad aan de Stroom et la Ville d’Anvers lancent un concours international en vue d’ériger un grand musée non loin des berges de l’Escaut entre les Bonapartedok et Willemdok. Le projet situé dans le secteur d’Eilandje – une quartier qui se caractérise par ses bassins et son riche patrimoine industriel (dont une partie est démolie, non sans controverses) – a pour objectif de redynamiser un vaste espace situé à l’interstice de la ville et de son port.

Fidèle à une approche respectueuse du Genius loci, Vandenhove propose un projet qui s’inscrit dans la lignée des bâtiments industriels disparus. Une vaste halle se développe à l’horizontale sur trois niveaux. Le sous-sol abrite des espaces de médiation, un centre de documentation ainsi qu’un centre de congrès. Le rez-de-chaussée est réservé aux espaces d’expositions temporaires ainsi qu’aux services destinés aux visiteurs (accueil, sanitaires, bookshop…). Les collections permanentes illustrant l’histoire de la ville d’Anvers sont quant à elles présentées au premier niveau ainsi que dans une tour de six étages qui fait office de signal dans l’espace urbain. Pour le traitement des façades, Vandenhove joue sur une combinaison de verre et de béton. Le bâtiment horizontal privilégie le béton avec des incrustations de lignes en marbre blanc. La lumière naturelle entre par quelques ouvertures en façade mais surtout grâce à la couverture composée d’éléments cintrés alternant parties vitrées et parties aveugles rappelant les salles d’audience du Palais de justice de Bois-le-Duc aux Pays-Bas. Portées par des colonnes en béton au dessin caractéristique de Vandenhove, les toitures sont composées de coques de béton recouvertes de zinc à l’extérieur. La tour se distingue par de grandes baies vitrées qui dévoilent les cages d’escalier et offrent une promenade spectaculaire aux visiteurs gravissant les étages. Au centre de la tour, un cœur fermé en béton abrite les espaces d’exposition permanente. Le concours qui aura réuni six concurrents est finalement remporté par l’agence néerlandaise Neutelings-Riedijck Architecten et le musée est inauguré en mai 2011.

Maison rue Bonne Fortune

Alors qu’il est en train de finaliser le chantier de la maison Esther, Vandenhove porte son énergie sur un projet prestigieux, la transformation de l’hôtel de Woot de Tinlot construit au XVIIIe siècle et situé rue Bonne-Fortune. Situé à l’ombre de la cathédrale, le bâtiment a connu de multiples affectations et a fait l’objet d’une importante transformation à la fin des années 1980 portée par l’agence d’architecture Audex. Ainsi, lorsque Vandenhove est chargé de reprendre le projet, il décide de repartir d’une page blanche. Après avoir supprimé les interventions les plus récentes, l’architecte s’attaque à réhabiliter ce qui avait été une école professionnelle en une élégante habitation particulière. Au niveau de l’aile tournée vers la rue Bonne Fortune, Vandenhove conserve le porche d’entrée qui fait office de séparation entre le logement du concierge et les espaces réservés au commanditaire. Au rez-de-chaussée, les cloisons sont progressivement détruites pour libérer les espaces de réception qui se succèdent sur un plan en L. De l’autre côté du jardin agrémenté d’une terrasse et d’un bassin, une orangerie en verre sur structure en acier inoxydable avec châssis en bois n’est pas sans rappeler, à petite échelle, la galerie du Palais de justice de s’Hertogenbosch. Les étages, desservis par un escalier hélicoïdal, proposent un plan similaire mais sont dédiés aux espaces privés ainsi qu’à une grande salle de gymnastique réservée au maître d’ouvrage, féru de sport.

Le projet de Bonne Fortune se distingue à plusieurs égards dans l’œuvre de Vandenhove. La richesse des matériaux et la qualité de leur mise en œuvre dépasse largement ce que l’architecte avait pu réaliser jusqu’alors dans une maison particulière. La pierre de Vinalmont, le marbre de Carrare et le chêne massif dialoguent en toute harmonie non sans une pointe de démonstration. La collaboration d’artistes atteint également ici un niveau supérieur puisque ce sont près d’une dizaine de plasticiens qui interviennent tant dans les espaces intérieurs que dans la cour. Citons notamment Charlotte Beaudry, Daniel Buren, Patrick Corillon, Jean-Pierre Pincemin ou Sol LeWitt…

 

Maison Esther

Si Charles Vandenhove est surtout occupé aux Pays-Bas dans les années 1980-1990, certains projets lui permettent de revenir ponctuellement « au pays ». La commande d’une habitation unifamiliale sur le quai Sainte-Barbe, à deux pas du Balloir, constitue d’abord une rupture dans cet environnement de bord de Meuse qui voit la mainmise des promoteurs immobiliers visant la rentabilité avec la construction d’immeubles à appartements tout au long des quais. En cette fin des années 1990, le projet de la maison Esther témoigne d’une nouvelle vision des quais de Meuse où dimension humaine et mobilité douce tendent à être remis à l’honneur. Commandée par un avocat, la maison est construite à l’emplacement de deux garages sur une parcelle de près de 7 mètres de largeur qui impose une disposition des espaces à la verticale sur 5 étages. Vandenhove propose une séparation des espaces privés et professionnels assez simple : les bureaux et le secrétariat sont situés du rez-de-chaussée au deuxième étage, la grande chambre à coucher au 3ème et la cuisine et le séjour aux deux derniers niveaux. Largement ouverte sur la Meuse, la maison profite de balcons cintrés et d’une grande terrasse au 5ème étage. La circulation verticale est assurée par un ascenseur ainsi que par un escalier hélicoïdal illuminé par une élévation en briques de verre. Dominée par de généreuses baies cintrées et vitrées, la façade à rue s’appuie sur une écriture d’une grande clarté où les matérialités du béton, du verre et du bois dialoguent avec harmonie.

Le projet de la maison Esther occupe une place importante dans la production de Vandenhove et annonce par toute une série d’éléments fondamentaux ou de détails des réalisations ultérieures comme la Maison Céramique à Maastricht ou les Terrasses de Saint-Gilles à Liège.

Wolvenschans

La construction des logements du Wolvenschans à Leek dans la province de Groningue est le fruit d’un concours que remporte Vandenhove avec le premier prix en 1992. Le projet fait partie du programme d’extension au sud-ouest de la petite bourgade de Leek qui comprend, outre la construction de 500 logements, une réflexion globale portée par un plan d’aménagement. Celui-ci, réalisé par l’agence hollandaise Noordpeil, s’inspire des plans paysagers traditionnels que l’on peut trouver dans la région de Groningue tout en entrant en résonnance avec cette pensée vandenhovienne faite de rigueur et de symétrie. L’eau occupe une place centrale autour de laquelle prennent place les différentes unités de logement. Afin d’éviter toute monotonie, Vandenhove joue avec les typologies en s’inspirant du modèle de la cité-jardin. De part et d’autre du plan d’eau, dix maisons, en retrait de voirie, abritent chacune deux habitations unifamiliales de deux étages. Au rez-de-chaussée, un bow-window prolonge le séjour vers l’extérieur. Plus loin, quatre ensembles de maisons mitoyennes sont disposés de manière symétrique et créent une perspective sur le Waterborg, un ensemble de cinq immeubles à appartements accolés et posés au milieu d’un plan d’eau. Sur cinq étages, le complexe, dont l’allure rappelle celle d’un château entouré de douves – le promoteur Leyten rappelle d’ailleurs qu’il s’agit du premier « nouveau château » des Pays-Bas – abrite des appartements haut de gamme chacun équipés de généreuses terrasses. Malgré cette variété de typologie et de gabarits, Vandenhove unifie l’ensemble avec une écriture sobre et inscrite dans la tradition locale et où les toitures à double versant sont généreusement développées. Dans cet ensemble dominé par la brique et la tuile rouge, les éléments en béton architectonique qui composent les corniches et couronnent les cheminées apportent une impression d’homogénéité à l’ensemble.