Maison Esther

  • Date 1997-2000
  • Adresse Quai Sainte-Barbe, 6 – 4020 Liège

Si Charles Vandenhove est surtout occupé aux Pays-Bas dans les années 1980-1990, certains projets lui permettent de revenir ponctuellement « au pays ». La commande d’une habitation unifamiliale sur le quai Sainte-Barbe, à deux pas du Balloir, constitue d’abord une rupture dans cet environnement de bord de Meuse qui voit la mainmise des promoteurs immobiliers visant la rentabilité avec la construction d’immeubles à appartements tout au long des quais. En cette fin des années 1990, le projet de la maison Esther témoigne d’une nouvelle vision des quais de Meuse où dimension humaine et mobilité douce tendent à être remis à l’honneur. Commandée par un avocat, la maison est construite à l’emplacement de deux garages sur une parcelle de près de 7 mètres de largeur qui impose une disposition des espaces à la verticale sur 5 étages. Vandenhove propose une séparation des espaces privés et professionnels assez simple : les bureaux et le secrétariat sont situés du rez-de-chaussée au deuxième étage, la grande chambre à coucher au 3ème et la cuisine et le séjour aux deux derniers niveaux. Largement ouverte sur la Meuse, la maison profite de balcons cintrés et d’une grande terrasse au 5ème étage. La circulation verticale est assurée par un ascenseur ainsi que par un escalier hélicoïdal illuminé par une élévation en briques de verre. Dominée par de généreuses baies cintrées et vitrées, la façade à rue s’appuie sur une écriture d’une grande clarté où les matérialités du béton, du verre et du bois dialoguent avec harmonie.

Le projet de la maison Esther occupe une place importante dans la production de Vandenhove et annonce par toute une série d’éléments fondamentaux ou de détails des réalisations ultérieures comme la Maison Céramique à Maastricht ou les Terrasses de Saint-Gilles à Liège.

  • Description du fonds

    1 boîte d’archives

  • Bibliographie

    Charles Vandenhove, architecture / architectuur 1954-2014, Tielt, Lannoo Publishers, 2014, p. 42-43 et 208-215.

     

  • AUTEUR ET DATE DE LA NOTICE Sébastien Charlier, 2022